Babi, l’adresse gourmande qui enflamme le quartier Montorgueil

Jérémie Taché et Néo Guérin font dialoguer l'univers du vin et la nouvelle gastronomie

En attendant l’étoile, le restaurant Babi, dont le nom fait écho à une ambiance affectueuse et conviviale, est désormais prolongé par la Cave Babi. C’est l’œuvre du sommelier Jérémie Taché et du chef Néo Guérin. Un duo ancré dans le quartier Montorgueil depuis ses débuts chez Shabour et Tekès. Il voit aujourd’hui sa côte culminer dans les notations Google qui surclassent celles des grands guides. Ouvert uniquement le soir, une file d’attente se forme alors pour tenter d’obtenir une table. Le bouche-à-oreille tient ainsi son rôle en faisant du lieu le must go du moment.

Dans la boutique aux bouteilles prêtes à la dégustation, ou à être emportées, on découvre près de 350 références de vins. Toutes issues d’appellations aussi affolantes les unes que les autres. Dans cet écrin élégant et feutré, imaginé par Thomas Diettert et Emma Collet, les flacons se multiplient autour d’une table en granit. Les étiquettes françaises qui font rêver dialoguent avec les millésimes venus du monde entier. On y découvre même des pépites qui nous amènent vers des vignobles et des vignerons engagés.

Babi terrasse

Babi électrise les gourmets, guidés par la passion du goût. Son ambiance séduit. Les matériaux bruts se mêlent à une décoration raffinée, tandis qu’une musique discrète accompagne les conversations. L’ensemble est agrémenté d’un comptoir qui respire une douce complicité dans chaque assiette. La carte dévoile quelques inspirations israéliennes et méditerranéennes. Des influences subtiles et parfaitement intégrées. Les intitulés des plats amusent autant qu’ils intriguent.

Babi pita

La cuisine casse les codes, tout en étant rassurante. Elle raconte une histoire. Les produits sont sublimés avec intelligence. L’ensemble déborde de créativité sans tomber dans la démonstration. Tout commence avec la surprenante Tapita frite et sa quenelle de beurre aux herbes ! Plantée sur un piquet, il faut la tremper dans ses deux sauces. Puis, dans une mise en scène digne de la zénitude nippone, arrivent la tartine de mulet noir, groseille, crevette, et le carpaccio de thon pimenté, posé sur sa dentelle noire. Impressionnant et savoureux !

Babi shakshouquette

À suivre, l’incontournable Shakshouqette, une chouquette XXL inspirée de la shakshouka, trônant sur un lit de tomates à l’harissa. Coup de cœur pour le Carpichaut, composé d’artichaut, tomate et noisette ! Un plat fraîcheur qui colle à la météo du moment. Autre best of de chez Babi, les Trente-Six Heures. Cuite selon les règles de l’art, la poitrine de porc croustillante au miso rouge et cresson fond littéralement dans la bouche, avec quelques gorgées de rosé provençal.

Babi babka

Si l’offre des desserts demande à s’étoffer, elle propose néanmoins des douceurs sucrées atypiques. Telles que la babka perdue à l’échalote noire. Et une tomate mozza en trompe-l’œil. Formée d’une pana cotta au granité basilic sur un sablé, elle joue sa partition modernisée de la célèbre entrée italienne. De quoi relever le niveau de la scène gastronomique au cœur du vieux Paris ! Carte : 45€. Menu dégustation en 5 étapes : 94€. 11, rue Mandar – 75002 Paris. Tél. : +33 (0)6 31 66 39 28. babirestaurant.fr

Grand Café Fauchon, une terrasse ultra festive

O’Sullivans Bar & Grill, un Irish Pub au pied de l’Opéra Bastille

Marius, la nouvelle brasserie méditerranéenne de Yoni Saada

Au Petit Riche, l’institution qui traverse les époques depuis 1854