Avec le chef Franck Potier-Sodaro, chez Sormani

Un cuisinier qui cultive avec discrétion les valeurs sûres d'une institution parisienne

C’est toujours un plaisir de retourner chez Sormani ! Proche de l’Arc de Triomphe, l’institution italienne qui fait le bonheur des politiques, du CAC 40, du showbiz et des gourmets depuis des décennies retrouve une nouvelle vigueur dans l’assiette. Franck Potier-Sodaro, ancien lieutenant du fondateur de l’établissement, Pascal Fayet, sublime l’esprit de la carte, plus fine que jamais. Sommelier d’origine, le chef a fait ses classes auprès de Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde, puis à l’hôtel Le Bristol.

Désormais chez lui ici, il ne change pas l’ambiance conviviale et feutrée du lieu. Un sanctuaire de l’art de vivre qui fait rayonner l’art verrier de Murano, les tableaux de Jean Daniel Lorieux et celui au motif arlequin. Ce gardien du temple sublime son héritage culinaire pour s’épanouir en cuisine avec une brigade fidèle. L’italianité, il l’a dans son ADN, avec une maman calabraise. Et la gastronomie, il en a fait sa passion première, en nous invitant à découvrir ses délices d’été.

Sormani vitello tonnato

En avance sur les tendances de la restauration moderne, Franck Potier-Sodaro a depuis longtemps adapté ses menus aux nouvelles habitudes de consommation. Et à la circulation dans Paris, en venant travailler en trottinette électrique, son adorable petit chien blotti dans un panier. On l’écoute religieusement, et avec gourmandise, lui qui côtoie les plus grands au quotidien. Il nous parle de ses plats phares, de la générosité des assiettes proposées aux clients. Et de ses caves qui regorgent de vins, dont les appellations font rêver.

Sormani picatta de veau

Sur la carte, c’est l’avalanche des produits nobles. En tête d’affiche la truffe noire, abondante pour parfumer les plats. Avec la complicité de son chef exécutif Vincent Gutierrez, le bar est servi en carpaccio. Le homard en rigatoni est rôti, puis escorté de fèves et de courgettes. Le tourteau se parfume de citron, les langoustines sont sautées à l’ail et la fricassée de morilles fréquente le veau en tout bien tout honneur. Tandis que le Saint-Pierre à la sicilienne cuit gentiment au four pour rejoindre son risotto aux chipirons.

Sormani fraise
Sormani pistache
Sormani Pascal Staderoli et Vincent Gutierrez
Sormani chef Franck Potier-Sodaro

Quelques plats canailles sont aussi de la partie. Comme le millefeuille d’osso bucco, la friture de scampi, poissons de roches et légumes ou le poulpe à l’écrasé de pommes de terre et pistils de safran, à savourer les yeux avant de les dévorer. On fait ensuite honneur aux douceurs du chef pâtissier Pascal Staderoli. En lui commandant sa tarte aux fraises de la Nonna à la chantilly mascarpone. Tout en croquant dans le cookie fondant et glace chocolat noir Araguani à la pistache de Sicile. Un vrai bonheur, qui fait de Sormani une valeur sûre intemporelle. Menu déjeuner : 58€. Carte : 120€. 4, rue du Général Lanrezac – 75017 Paris. Tél. : +33 (0)1 43 80 13 91. sormanirestaurant.com

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Épicerie, charcuterie, brasserie : Delphine et David Baroche en duo

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